

//Shizuka Hasegawa Award (Design Publicité)


Yomiuri Advertising Awards///concours///annoncesjournaux///


Unno Yuu///
http://www.kdps.ac.jp/index.html







«J'ai été particulièrement touchée par ce texte qui comprend plusieurs strates thématiques et formelles (histoire personnelle et collective, conscience sociale, technique industrielle de la ganterie, univers du conte, etc.).
Le texte, très structuré tout en étant fluide et poétique, répond à des contraintes d'écriture très précises.
J'ai voulu que ce livre emprunte (en l'exagérant) à la structure formelle du "livre de conte": grand format, épaisse couverture cartonnée, large signet de soie... Ce parti-pris découle évidemment de la présence du "Petit chaperon rouge" disséminé au fil du texte, mais aussi de la volonté de proposer un "rituel" de la lecture, propre à ce type d'ouvrage.
La gamme colorée est une variation froide, en lien avec l'ambiance aquatique et la présence forte de la forêt en lisière de ville.
Ces couleurs sont parfois franches et surréelles (bleu profond de la jaquette, vert pailleté de la couverture...), parfois douces (ambiguité de la gamme vert d'eau pour l'intérieur du livre).
La main est omniprésente, à la fois somme sujet et objet du livre: la main travaille pour produire des gants, qui habilleront délicatement d'autres mains. Mais la main n'est jamais entière. Sur la jaquette en simili cuir bleue, elle est décomposée dans un patron de gant, qui renvoie à la matière et au processus. À l'intérieur du livre, des fantômes de gestes apparaissent à travers des images de mains, inscrites en couleur vert d'eau et à échelle 1 dans la matière même du texte.
Le texte comprend par ailleurs des signes (filets, points) qui viennent révéler ou souligner la structure du texte et la logique de l'écriture. Ces éléments formels apparaissent comme un squelette, ou une cosmogonie…»
Fanette Mellier


" Bastard Battle est le 2e livre issu de ce projet, c'est une fiction littéraire ambitieuse dont l'action se situe au Moyen-âge à Chaumont. Il est inspiré de faits réels, et l'écriture est une hybridation hallucinante entre ancien français et littérature manga. Quand je me suis attelée à la mise en forme de ce texte étonnant, je me suis posée la question des références historiques et culturelles inhérentes au texte. Je n'ai pas voulu aller vers une mise en forme ultra-référencée, car cela aurait été trop redondant avec le texte et par là-même réducteur pour le livre. Sans vouloir ignorer ces références, c'est la dimension "d'ovni" littéraire, et l'énergie hallucinante qui s'en dégage, qui m'ont intéressée. J'ai donc fait une mise en page "standard", à la manière d'un livre de poche (petit format, police par défaut, papier offset bouffant, etc). À partir de ce canevas basique, j'ai travaillé chaque double-page dans l'idée que le texte était "possedé", "incarné", en intervenant graphiquement sur la matière typographique, toujours à partir du centre des doubles-pages, du cœur du livre... Ce texte, dont le noir est formé par la surimpression de 3 tons directs (rose, jaune, bleu), subit des mutations qui suivent le rythme du récit, et vont creshendo jusqu'à la bataille finale. Les interventions ne sont pas systématiques: fluides, diffuses ou violents, elles semblent émerger du texte lui-même, et entrent en lutte avec la structure "par défaut" de la mise en page.»
Fanette Mellier


«Pour ce livre, j'ai voulu que la mise en forme fasse clairement référence au monde du travail. La dimension ironique et grinçante du texte est renforcée par le statut hybride de ce livre: un mélange de gros roman et de registre comptable! J'ai utilisé des "outils graphiques" qui sont des standards du registre: carte de Lyon en 4 teintes, fiches bristol pastel, reliure écolier, couleurs d'impression diluées, etc.
En revanche, la mise en page du texte lui-même est classique à la manière d'un roman un peu surdimensionné, en camouflage dans des grilles sans fin de registre comptable. Une toile d'araignée est estampée en relief sur la couverture, métaphore grinçante de l'organisation autistique du monde du travail, en écho aux grilles comptable à l'intérieur de l'ouvrage.
Les 4 couleurs de couvertures et les 8 couleurs de fils de reliure ont permis d'obtenir 32 combinaisons différentes, réparties sur 1000 exemplaires. Un dixième des exemplaires restera brut non massicoté, en hommage aux ouvrages littéraires anciens, accentuant ainsi le caractère hybride du livre.»
Fanette Mellier

| [A] Ad Lib Albertus Arial Auriol [B] Baskerville Basque Classic Bell Bembo Berlin Sans Berto Bodoni [C] Caslon Charter Cheltenham Clarendon [E] Elephant Eras [F] Franklin Gothic [G] Garamond Gill Sans | [L] Libra Lithos Lucida Bright [M] Mistral [O] OCR-A Optima [P] Peignot Perpetua Presence [R] Rockwell [S] Stencil [T] Tekton Times [V] Verdana [W] Walbaum |
Angle d’empattement [fillet]
Liaison plus ou moins incurvée entre l’empattement et le fût.
Axe oblique [stress]
Inclinaison suggérée par la relation entre les pleins et les déliés. Il est le plus souvent vertical ou oblique.
Boucle [goutte, loop]
Partie du ‘g’ qui descend sous la ligne de pied.
Contrepoinçon [counter]
Espace blanc à partiellement ou totalement enclos à l’intérieur de la panse d’un caractère. [en anglais, le contrepoinçon de la lettre ‘e’ est appelé eye]
Corps [force de corps, type size]
Taille d’un caractère, exprimée généralement en points typographiques ou en dixièmes de millimètres.
Délié [thin stroke, hairline]
Partie plus fine du caractère.
Délié de jonction [link]
Trait fin qui relie par exemple la panse du ‘g’ à sa boucle.
Diagonale [branche, leg pour le ‘k’, stem sinon]
Partie inclinée d’un caractère.
Empattement [serif]
Petit trait qui prolonge les extrémités des traits droits et obliques des lettres ; en général perpendiculaire à ces derniers.
Fût [montant, haste, hampe, stem, stroke]
Trait principal vertical (le terme s’applique également à certaines diagonales).
Jambage inférieur [hampe ou longue descendante, descender]
Partie inférieure d’une lettre bas de casse qui descend sous la ligne de pied.
Jambage supérieur [hampe ou longue ascendante, ascender]
Partie supérieure d’une lettre bas de casse qui s’élève au-dessus de l’œil.
Hauteur de capitale [caps height]
Hauteur de la capitale d’une police, comprise entre la ligne de pied et l’extrémité supérieure du caractère. [en anglais, la ligne supérieure se dit cap line]
Hauteur d’x [parfois appelée œil, x-height]
Hauteur du caractère bas de casse, à l’exclusion des jambages inférieurs et supérieurs. Ainsi appelée car elle est basée sur la hauteur du ‘x’ minuscule. [en anglais, la ligne médiane se dit mean line]
Ligne de pied [ligne de base, baseline]
Ligne imaginaire sur laquelle s’alignent les caractères : ces derniers sont comme suspendus à cette ligne.
Panse [rondeur, bowl]
Trait courbé ou ovale qui renferme le contrepoinçon.
Plein [thick stroke]
Partie plus épaisse du caractère.
Pointe [apex]
Désigne l’extrémité du triangle coiffant le ‘A’ capitale.
Queue [ear pour le ‘g’ et tail pour le ‘Q’]
Trait court dépassant du ‘Q’ ou du ‘g’.
Shoulder
Partie incurvée prolongeant un fût.
Spine
Partie incurvée centrale de la lettre ‘S’.
Spur
Projection, plus petite qu’un empattement, qui renforce l’extrémité d’un caractère (se dit surtout pour le ‘G’).
Traverse [barre, crossbar, arm]
Partie horizontale d’un caractère.
| Ligne de pied Ligne imaginaire sur laquelle s’alignent les caractères | |
Hauteur d’x Hauteur du caractère bas de casse, à l’exclusion des jambages inférieurs et supérieurs | |
| Hauteur de capitale Hauteur de la capitale comprise entre la ligne de pied et l’extrémité supérieure du caractère | |
Corps Taille d’un caractère | |
| Fût Partie verticale d’un caractère | |
Traverse Partie horizontale d’un caractère | |
| Diagonale Partie inclinée d’un caractère | |
Panse Trait ovale qui renferme le contrepoinçon (espace blanc) | |
| Boucle Partie du ‘g’ qui descend sous la ligne de pied | |
Jambage supérieur Partie supérieure d’une lettre bas de casse qui s’élève au-dessus de l’œil | |
| Jambage inférieur Partie inférieure d’une lettre bas de casse qui descend sous la ligne de pied | |
Délié de jonction Trait fin qui relie par exemple la panse du ‘g’ à sa boucle | |
| Empattement Petit trait qui prolonge les extrémités des traits droits et obliques des lettres | |
Plein Partie plus épaisse du caractère | |
| Délié Partie plus fine du caractère | |
Angle d’empattement Liaison plus ou moins incurvée entre l’empattement et le fût | |
| Axe oblique Inclinaison suggérée par la relation entre les pleins et les déliés | |
Shoulder Partie incurvée prolongeant un fût | |
| Spur Projection, plus petite qu’un empattement, qui renforce l’extrémité d’un caractère. | |
Queue Trait court dépassant du ‘Q’ ou du ‘g’ | |
| Pointe Désigne l’extrémité du triangle coiffant le ‘A’ capitale | |
Spine Partie incurvée centrale de la lettre ‘S’ | SITE AVEC PLEIN D'INFOS TYPO ICI |
++++++++++++++++++++++++++++++
CARACTÈRES CRÉS PAR TSCHICHOLD
Entre 1926 and 1929, il crée un « alphabet universel », sur le modèle d'Herbert Bayer. Pour simplifier la notation allemande qui contient de nombreux multigraphes, il crée de nouveaux caractères, pour replacer par exemple « ch » et « sch », ou « eu » et « oi », « w » et « v »,« z » et « ts », etc. tous phonétiquement identiques en allemand. Des indications sur la prononciation sont intégrées comme par exemple le marquage des voyelles longues. Composé en une seule graisse, sans capitales et sans empattements.